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Lutte de pouvoir au sein de la principale
formation hutue modérée au Rwanda
(AFP) - Le Mouvement démocratique
républicain (MDR), principale formation à dominante hutue modérée au
Rwanda, est plongé dans de graves dissensions internes, relancées par
la réunion, la semaine prochaine, du bureau politique de l'une de ses
factions.
Le MDR, deuxième parti en importance après le Front Patriotique
Rwandais (FPR, à dominante tutsie, au pouvoir depuis 1994) et membre
de la coalition gouvernementale, compte 12 députés sur 70 à
l'Assemblée nationale et deux portefeuilles au sein du gouvernement.
Deux courants se disputent sa direction. D'un côté, l'équipe
arrivée avec la démission en février 2000 de l'ancien Premier
ministre Célestin Rwigema et son départ en exil, est dirigée par
Célestin Kabanda, Secrétaire d'Etat au ministère des Finances et de la
planification économique.
De l'autre, le courant conduit par un ancien premier vice-
président du parti écarté en 1999, Stanley Safari, avec quelques
autres personnalités, dont le ministre de l'Intérieur Jean de Dieu
Ntiruhungwa.
Ils accusent M. Kabanda d'avoir "renoué avec une idéologie
raciste et génocidaire" et se proposent, s'appuyant sur
une "idéologie républicaine rénovée", de changer le programme du MDR,
son appellation et son drapeau. Ce courant réunira la semaine
prochaine, à une date qui reste à préciser, son nouveau bureau
politique, désigné le 24 juin dernier, a annoncé lundi à l'AFP l'un
de ses représentants.
M. Kabanda nie ces accusations, qualifiant les arguments de ses
adversaires de "campagne mensongère visant à faire disparaître et
neutraliser le parti".
Cet interminable feuilleton politico-procédurier qui dure depuis
presque deux ans a connu un rebondissement en juin lorsque le
ministre des Affaires locales Désiré Nyandwi, en charge de la gestion
des partis politiques, a indiqué à la presse "ne plus reconnaître" le
leadership de M. Kabanda, et confié la responsabilité du parti à un
second vice-président, Emile Ntwarabakiga, seule personne
apparaissant "dans les statuts légaux du parti".
Sympathisant du courant "Safari", M. Ntwarabakiga a convoqué le
24 juin une réunion du bureau politique qui a abouti à la mise en
place d'une "constituante", à l'élection d'un nouveau comité
directeur, et à l'éviction de fait de Célestin Kabanda.
"Les procès-verbaux de cette réunion ont été déposés le
lendemain même au ministère des Affaires locales qui, n'ayant pas
réagi après 48 heures, a avalisé ces décisions", affirme le
secrétaire exécutif de la nouvelle équipe dirigeante Christian Marara.
"M. Marara oublie de préciser qu'un notaire, donc un officier
ministériel, a rejeté ces procès-verbaux après avoir relevé un
certain nombre d'irrégularités, dont notamment des personnes
inconnues au MDR qui représentaient la majorité des participants à la
réunion du 24 juin", rétorque M. Kabanda, affirmant "que selon la loi
sur les partis, un acte notarié est nécessaire pour recevoir
l'agrément du ministère".
Affirmant vouloir "mettre fin à la confusion", M. Kabanda a de
son côté affirmé avoir écrit au Premier ministre Bernard Makuza,
membre du MDR mais resté à l'écart des querelles intestines. Il "a
répondu qu'il analysait le dossier et prenait l'affaire en main", a-t-
il assuré.
Interrogé la semaine dernière par l'AFP, le ministre des
Affaires locales affirme désormais s'être "désengagé".
Ancien parti-Etat de 1967 à 1973 sous le nom de MDR-Parmehutu,
le MDR s'était divisé au début des années 1990 (RR: en 1993) entre une faction
modérée sous l'appellation de MDR, et le "MDR-Power", dont les
membres ont participé à l'organisation, à la planification et à
l'exécution du génocide de 1994.
Le génocide a fait entre 500.000 et 800.000 morts parmi la
minorité tutsie et les Hutus modérés.