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Explications sur les relations entre l'Ouganda et le Rwanda

 

 Chers camarades dans la lutte pour la construction du Rwanda,

 

 Ces derniers jours, les autorités ougandaises se livrent à des activités nuisibles au Rwanda et nous pensons qu'il est utile de vous tenir au courant pour que vous compreniez (la situation) et pour que vous puissiez y faire face; l'expliquer aux autres rwandais ainsi qu'aux étrangers.  D'un autre côté, on ne peut savoir jusqu'où ira le harcèlement continu de la part de l'Ouganda, parce que lorsqu'ils ont commencé à nous tirer dessus la première fois à Kisangani c'est ainsi que ça a commencé en août 1999. Il se peut que cette fois-ci, ils nous attaquent au Rwanda même.  Les autorités rwandaises de leur côté font tout ce qui est possible par la voie diplomatique pour éviter cette guerre que l'Ouganda souhaite, en plus comme nous n'avons pas un endroit où déménager le Rwanda pour fuir l'Ouganda, il est nécessaire que vous soyez prêts à vous battre et à gagner cette guerre, lorsque l'Ouganda dans son refus (de la paix) l'aura provoquée.

 

Voici certains exemples d'actions ougandaises nuisibles dirigées contre le Rwanda:

 

 1.      Au mois de mars 2001, le gouvernement ougandais a écrit au Parlement ougandais pour lui transmettre la liste des pays considérés comme ennemis de l'Ouganda, à savoir: le Soudan, la République Démocratique du Congo et le Rwanda.

 

 Que le Rwanda soit considérés par l'Ouganda comme faisant partie de ses ennemis  a stupéfait les autorités du Rwanda ainsi que tous ses habitants.

 

 2.      Au mois d'août 2001, l'Ouganda a déployé des troupes et de l'armement lourd sur la frontière commune au Rwanda et à l'Ouganda, en ce moment même il  (l'Ouganda) continue d'augmenter les effectifs de ces troupes et leur armement.

 

 3.      Le 28/08/2001 le Président Museveni

 a écrit à Madame Clare SHORT, Ministre britannique chargée du Développement, lui annonçant que le Rwanda se préparait à attaquer l'Ouganda, il a qualifié les autorités rwandaises en termes insultants en répétant comme  en d'autres occasions qu'ils sont en "faillite idéologique", qu'il s'agit d'aventuriers, d'imbéciles, arrogants, immatures, puérils, etc."  Il ajoutait que pour ces raisons, il s'apprêtait à renforcer les effectifs de son armée, à les soumettre à des entraînements suffisants et à (leur) acheter du matériel militaire suffisant et à la pointe pour contrer valablement le Rwanda.

 

 4.      Les services de renseignements ougandais consacrent l'essentiel de leur temps à dénicher des rwandais en froid avec les autorités rwandaises pour les inviter à s'allier à eux pour combattre le Rwanda en échange d'une assistance. Certains sont recrutés à l'intérieur du Rwanda, qu'ils s'agissent de chômeurs, de personnes mécontentes de leur nouvel emploi, de membres des forces armées sous le coup de sanctions méritées ou de soldats retraités dans le cadre du programme de démobilisation, etc. Ces organes de renseignement organisent (pour eux) des rencontres en Europe, ou les invitent à se rendre en Ouganda.

 

 

 5.      En ce mois d'octobre les services de renseignements ougandais ont arrêtés et mis en détention des étudiants rwandais ou des congolais tutsi qui étudiaient à l'Université de Makerere, ils ont été battus et accusés d'être des terroristes envoyés par Kigali pour commettre des crimes (Uganda Confidential a pour sa part écrit que ces étudiants qui fréquentent Makerere depuis trois ans  ont été appréhendés parce qu'ils avaient pour mission d'assassiner Museveni).

 

 6.      Au sein de l'armée ougandaise il a été entamé une procédure d'identification et d'exclusion de toute personne suspecte d'être "Umunyarwanda" malgré que tout le monde sait que certains Banyarwanda sont devenus ougandais du fait des colonisateurs.

 

 7.      les services de renseignements ougandais passent le plus clair de leur temps à rechercher des rwandais mécontent du régime que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur du pays pour les conseiller (ou pour qu'ils les conseillent) sur la stratègie pour combattre le Rwanda et sur un appui mutuel.

 

 

 Après que la liste des pays considérés par l'Ouganda comme des ennemis

 ait été publiée, des journalistes ont demandé au Président Museveni la

 raison pour laquelle l'Ouganda considère le Rwanda (les rwandais)comme des ennemis, il a répondu que c'est le résultats des combats de kisangani au Congo, combats qui à ce jour n'ont jamais été expliqués. Que l'Ouganda se fonde sur les événements de Kisangani pour qualifier le Rwanda de pays ennemi est comparable au dicton qui dit que " le lion dévore ta vache et se fâche plus que toi"!  lorsqu'on se rappelle la manière dont par trois fois à Kisangani, les troupes ougandaises(UPDF) ont attaqué par surprise l'armée rwandaise (RPA), jusqu'à déployer sans raison des troupes en grand nombre à la frontière de l'Ouganda avec le Rwanda; ce serait en fait au Rwanda de considérer l'Ouganda comme un ennemi, mais cela ne serait d'aucun intérêt pour le Rwanda de traiter l'Ouganda en ennemi.

 Je voudrais rappeler aux lecteurs de ce document l'origine des combats de Kisangani , leurs déroulements,et ce qui a été fait pour résoudre cette

 hostilité. J'espère que cela vous aide à mieux comprendre ces activités

 nuisibles menées par l'Ouganda contre le Rwanda.

 

 1.      les relations entre les armées du Rwanda et de l'Ouganda à

 Kisangani.

 La ville de Kisangani a été libérée par les soldats rwandais (APR/RPA) en association avec ceux du RCD (Armée Nationale Congolaise) le 23/08/1998.  De nombreuses autres villes de l'est du Congo comme Beni, Butembo, Bunia, Bafwasende, Buta, Isiro, etc, sont contrôlées par les troupes rebelles dirigés par le MLC de Mbemba (Bemba), elles ont été libérées par les troupes de RPA (APR) associées à celles de la RCD (rebelles congolais). L'armée ougandaise (UPDF) y est arrivée après  l'APR (Armée patriotique Rwandaise).  En vue de combattre

 ensemble cette guerre avec dans laquelle l'Ouganda et le Rwanda se trouvait côte à côte, de nombreuses réunions se sont tenues entre les autorités supérieures des deux pays et celles de leurs armées.   Ils se sont entendus pour mettre en place un commandement militaire unifié des troupes au Congo (Joint Command).  Cependant nous ne savons pas ce qui s'est passé pour que l'Ouganda rejette cette idée d'un Joint Command (en anglais dans le texte) en proposant à la place la Sectorisation dans laquelle les troupes ougandaises auraient leur propre territoire (sector) et celles du Rwanda le leur. Cela aussi nous l'avons accepté.

 

 C'est dans cette optique que nos troupes  stationnées dans les villes de

 Beni, Butembo, Bunia, Isiro, Buta, etc... en ont été retirées pour être

 redéployées vers le sud du Congo.

 Cependant  nous avions convenu, vu l'importance stratégique de la ville de Kisangani pour toutes les activités militaires au Congo et aussi pour la sécurité du Rwanda, qu'en cet endroit nous nous y maintiendrions.

 Je voudrais que nous expliquions l'utilité(Strategic Importance, en anglais dans le texte) de Kisangani dans le maintien de la sécurité du Rwanda et dans sa capacité de continuer la guerre.

 

 1.      Kisangani dispose de deux aéroports (Simi Simi et Bangoka). 

 L'aéroport de Bangoka est un très grand aéroport qui peut être utilisé par des avions en tous genres.   Les avions de guerre peuvent décoller de

 Kisangani et attaquer le Rwanda et y retourner (au point de départ)sans

 devoir se ravitailler en carburant.

 Il était donc nécessaire que les aéroports de Kisangani ne puissent être

 employés par l'ennemi.

 

2.         Il est en outre très aisé de servir de Kisangani comme d'une tête de pont pour étendre cette guerre grâce à ces aéroports, sans oublier le Congo qui est un fleuve navigable et le chemin de fer. Kisangani est une "ideal logistical base" dans la guerre du Congo.

 

 3.      Lorsque les camps de réfugiés ont été démantelés les  interahamwe et les EX-FAR (anciennes forces armées rwandaises) en très grand nombre qui s'y trouvaient se sont dirigés surtout vers le Congo Brazzaville et la  République Centrafricaine via Kisangani, certains parmi eux sont restés  dans les forêts environnantes.  Avec la fin de la guerre de Kabila et le début de sa collaboration avec les

 interahamwe et les ex-FAR, ceux-ci ont commencé à revenir progressivement dans les régions de Kisangani, Walikale, Masisi, et  Rutshuru. Dans cette partie de Kisangani  se trouvent de nombreux interahamwe et ex-FAR.  Il était essentiel que le

 Rwanda soit à Kisangani pour suivre les activités de ces interahamwe et ex-FAR.

 

 4.      Quand ces ennemis du Rwanda sont dans la région de Kisangani, il leur est très facile d'arriver au Rwanda parce qu'ils ont longtemps vécu entre Kisangani et le Rwanda et qu'ils y trouvent sans effort des appuis.

 

 (Les troupes de) l'APR et l'UPDF ont très bien cohabité et même collaboré le mieux du monde dans la ville de Kisangani jusquà ce que le corps expéditionnaire de l'UPDF au CONGO a été mis sous le commandement du Gén. de Brig. Kazini qui a choisi d'établir son quartier général à Kisangani.  Ce qui est apparu c'est qu'il avait pour mission de chasser l'APR de Kisangani, de gré ou de force.

 

 L'Ouganda a commencé par demander au Rwanda de retirer ses troupes de Kisangani, et le Brig. Kazini a même installé dans son quartier général , la radio "Radio Liberté" d'inspiration MLC (Mouvement de Libération du CONGO), dont l'essentiel de l'activité était de vilipender les rwandais, en les accusant de tous maux de la terre, et en encourageant les congolais à les expulser de leur pays.  Il est même arrivé que le Brig. Kazini ordonne à ses troupes de faire feu  avec des obus de chars sur les positions de l'APR.

 

 

 Ces questions ont fait l'objet de nombreuses réunions entre le Rwanda et l'Ouganda, une commission d'enquête menée par Amama Mbabazi qui était alors Ministre ougandais de la coopération régionale et  Patrick Mazimhaka Ministre rwandais à la Présidence a même été mise sur pied. Cette commission a mis en évidence les provocations de l'UPDF à l'encontre de l' APR au Congo mais l'Ouganda n'a pas pris de mesures contre les fauteurs de troubles.

 

 On en est même arrivé au point où le Rwanda a demandé au Président tanzanien, Benjamin Mkapa, de servir de trait dunion avec l'Ouganda pour nous aider à résoudre ces difficultés dans notre collaboration au

 Congo.  Le Président Mkapa a organisé deux réunions: La première à Dodoma l'autre à Dar-es-Salaam  pour contribuer à résoudre ces problèmes, mais l'Ouganda n'a pas respecté ce qui en est sorti.

 

 Le Rwanda y a exposé les raison et la nécessité de sa présence militaire

 à Kisangani et a demandé à la partie ougandaise pourquoi alors que nous avons pris Kisangani et leur avons permis d'y entrer, eux ne veulent pas que nous y restions ensemble.

 Aucune explication  ne nous a été fournie.

 

 

Je voudrais aussi vous mentionner une des autres raisons pour lesquelles

on peut penser que l'Ouganda ne veut pas que nous continuions

à coopérer  (Joint Command) dans la lutte contre Kabila. 

Il s'est avéré que certains parmi les officiers supérieurs ougandais

étaient au Congo pour le pillage, parce qu'ils s'octroyaient des "concessions minières"(les licences pour extraire les métaux précieux du Congo) sans en faire la demande au RCD alors qu'il sagissait du mouvement congolais qui contrôlait cette partie libérée du Congo (liberated zones), on pouvait même y voir des troupes déployées pour garder (ces endroits) et qui empêchaient aux dirigeants du RCD d'y accèder au moins pour percevoir des taxes sur les ressources minières extraites.

Lorsque l'APR posait la question sur cette situation, l 'UPDF s'en irritait.

c'est pour cette raison qu'ils ont proposé la sectorarisation (disposer d'un secteur propre à eux), en plus de cela ils ont initié une autre organisation de libération du Congo en nous excluant, le MLC (Mouvement de Libération du Congo) qu'ils pouvaient utiliser tout à leur guise. 

 Au moment du lancement du MLC par l'Ouganda, il y eut aussi de nombreuses réunions entre le  Rwanda et l'Ouganda dans lesquelles nous leur demandions pourquoi ils avaient créé un autre mouvement, ils ont continué à nier l'établissement de cet autre mouvement en prétendant qu'en fait Mbemba (sic) oeuvrait pour le RCD même s'il avait mis en place ce qui s'appelle le MLC.  Entre temps ils ont commencé à débaucher certains dirigeants du RCD au profit du MLC en leur proposant des sommes d'argent MLC.  C'est ainsi que Wamba, Mbusa, Kalala, Depelchin et Sesanga se sont rendus à Kisangani mais ils n'ont pas pu s'entendre avec Mbemba.

 Lorsque le RCD a expulsé Wamba de sa direction, l'Ouganda

s'y est opposé, a déclaré qu'il allait continuer à le considérer comme le chef du RCD, et l'a aidé fonder ce qu'il a baptisé RCD/ML (que d'autres nomment RCD/Kisangani) en poussant pour que ce groupe soit signataire des accords de cessez-le-feu de Lusaka.

 

 

 2.      La première guerre de KISANGANI

 

 Lors de la signature des accords de Lusaka, l'Ouganda

a milité pour que ce soient le Prof. Wamba Dia Wamba et le  Dr Emile (Ilunga) signent ces accords pour la partie du  RCD.  Le RCD a refusé cela en arguant que Wamba Dia Wamba avait été remplacé à la direction du RCD, et qu'il n'y avait pas de raison pour qu'il appose sa signature sur ces accord au nom du RCD.  Pour sa part le Rwanda a soutenu cette position du RCD.

 

 

Face au blocage dû  à la question des signataires du RCD,

les chefs d'Etat qui ont des troupes au Congo ont eux signé,

en demandant au Médiateur le Président Chiluba d'envoyer des émissaires au Congo pour vérifier que le Prof. Wamba Dia Wamba

contrôle véritablement un territoire.  Le Président Chiluba a envoyé

le  Ministre Selwamba.  Il s'est rendu à Goma où il a été reçu par les

dirigeants du RCD/Goma.  Parvenu à Kisangani le 5/08/1999, il y a aussi été accueilli par les dirigeants du  RCD/Goma parce que ce sont eux ont qui y avaient une Military and Political presence (en anglais dans le texte), et  qui lui ont fait faire le tour de toute la ville de Kisangani.

 

Après son départ de Kisangani, le Ministre Selwamba s'est rendu à Kampala pour dire aux autorités ougandaises que selon lui, ils créaient des problèmes inutilement, que le Prof. Wamba Dia Wamba ne représentait rien politically and militarily, l'Ouganda lui a répondu qu'il devait se montrer patient et revenir à Kisangani dans deux jours pour qu'ils lui montrent que le Prof. Wamba y avait du poids.

 

Le  7/08/1999 l'UPDF a pris toutes les positions stratégiques

occupées jusque là par les soldats du RCD dans la ville de Kisangani

 (Poste, Banques, Radio, Télévision, Hôtels, etc.), et y a mis des recrues congolaises qu'il (l'UPDF) formait  pour Wamba Dia Wamba dans la ville de Kisangani, pour qu'ils puissent ainsi démontrer que Wamba Dia Wamba avait bel et bien une présence à Kisangani.  Lors de cette prise des positions du RCD à Kisangani, l'UPDF a échangé des tirs avec l' ANC (Armée Nationale Congolaise) du RCD, et a aussi tiré sur les positions de l'APR mais l'APR n'a pas riposté.

 

 Ayant évincé le RCD/ANC de ses positions dans le centre de la ville 

en plus d'avoir tiré sur les positions de l'APR sans que celle-ci ne réplique ou porte secours au RCD, (le commandement de) l'UPDF a cru que l'APR était impuissante et qu'il pouvait maintenant prendre par la force ce qu'ils réclamaient pacifiquement, à savoir le départ du Rwanda de Kisangani, et qui lui était refusé par le Rwanda !

 

Ces combats entre  l'UPDF et RCD ont fait grand bruit sur les

 radios, au point que très rapidement le 09/08/1999, le Président

 Mbeki d'Afrique du Sud a convenu une réunion à Pretoria

avec les Présidents Mkapa, Museveni et Bizimungu pour discuter des

incidents de Kisangani et trouver une solution à ce problème ainsi quà la

question de la signature par le RCD des accords (de Lusaka).

 

 Cette réunion ne s'est pas bien déroulée parce que le

Président Bizimungu a expliqué la nature des problèmes

de collaboration entre le Rwanda et l'Ouganda au Congo,

il a exposé tout ce qui a été fait par le Rwanda pour qu'il y ait une

coopération positive et parvenir aux objectifs pour lesquels les deux pays

étaient au Congo mais il n'y avait pas de bonne volonté de la part de l' Ouganda pour résoudre ces problèmes. Au contraire, celui-ci en créait de nouveaux.

Le  Président Museveni n'a pas apprécié que le président Bizimungu

expose ses fautes aux autres présidents.  Il (Museveni) a quitté Pretoria très irrité. 

Malgré tout cette réunion de Pretoria a décidé que cette fois-ci le Ministre Selwamba (Zambie) et le Ministre Nkosazana Zuma (Afrique du Sud) se rendent à Kisangani pour s'enquérir de la situation du RCD/Ilunga et du RCD/Wamba .

 

 La réunion de Pretoria finie, nos militaires qui se trouvaient

à Kisangani ont envoyé des messages à Kigali concernant le fait que l'Ouganda avait commencé à acheminer de nombreuses troupes et du matériel de guerre important à Kisangani, et qu'il était évident qu'après la réunion de Pretoria l'Ouganda avait pris la décision de chasser une fois pour toute et par la force l'APR de Kisangani.  Parce qu'il y avait eu d'autres provocations de la part du Brig. Kazini à l'encontre de nos soldats, et pour que le Rwanda vérifie ce que disait Lt. Col Nyamvumba, le MINADEF (Ministère de la Défense) a envoyé le Col. James Kabarebe  - il n'était pas encore Général de Brigade - à  Kisangani pour examiner la situation, pour que nous puissions  ensuite en discuter avec l'Ouganda en disposant d'informations vérifiées.

 A peine arrivé, l'UPDF a commencé les hostilités le 14/08/1999. 

Un proverbe rwandais dit qu'"il (l'ennemi) te voit au fond d'un trou mais Dieu te ménage une sortie de secours", l'UPDF n'a pas pu écraser et chasser l'APR à Kisangani comme il le voulait.

Cest plutôt  l'UPDF qui a été balayée en laissant sur le terrain beaucoup d'hommes et du matériel en grande quantité.  L'APR a d'ailleurs fait prisonnier beaucoup  de soldats (280) de l'UPDF (Prisonniers de Guerre).

 

 

 3.      Mesures prises pour arrêter la guerre et instaurer un climat

 meilleur (entre les deux pays).

 

 

   Le 16/08/2000 l'ancien Vice- Président et Ministre rwandais de la Défense

 s'est rendu à Mweya en Ouganda pour rencontrer le Président Museveni en vue

 de rechercher des voies pour mettre un terme aux hostilités. Ils ont pu

 arrêter les combats en utilisant le téléphone.   Ils ont convenu que les

 Chefs d'Etat major de l' armée ougandaise et rwandaise (Gén Maj. . Odongo et

 Gén de  Brig. Kayumba) aillent à Kisangani pour enquêter sur les combats qui

 y ont été menés.

 

 Le 22/08/2000 le Vice- Président rwandais s'est une nouvelle fois rendu à

 Rwagitura (Rwakitura) en Ouganda où il s'est entretenu avec le Président

 Museveni sur la gestion de Kisangani après les combats,

 et la résolution de la question des signataires (des accords) pour le RCD.

 Les décisions les plus importantes sont les suivantes:

 

 1.      Le retrait de Kisangani des troupes de l'UPDF et de l'APR et le

 maintien par chaque côté, d'un seul battaillon ("one Batallion"). 

 L'aéroport de Simi Simi serait contrôlé et gardé par l'APR mais une 

 compagnie de l'UPDF y serait stationnée, tandis qu'à l'aéroport de Bangoka

 (ce serait l'inverse) l' UPDF serait chargée du contrôle avec la présence

 d'une compagnie de l'APR. La sécurité dans la ville serait assurée par la

 police.

 

 

 2.      Le départ de Kisangani de ceux qui y ont dirigé les affrontements

 (Gén de Brig. Kazini,  Col. Kabarebe, Lt. Col. Nyamvumba).

 

 3.      La signature des accords de Lusaka par tous les fondateurs du RCD

 bose ("les Membres Fondateurs du RCD"),  Wamba Dia Wamba aurait ainsi

 l'opportunité de signer.

 

 4.      Les autorités de l'Ouganda et du Rwanda éviteront les paroles

 irritantes et calomnieuses dans les médias ou dans leurs activités

 diplomatiques.

 Cependant malgré qu'il avait été convenu dans cette réunion de Rwagitura que

 les représentants du Rwanda  et de l'Ouganda

 ("Officials")  ne devraient pas continuer à faire des déclarations à la

 presse pour ne pas envenimer la situation, le Président Museveni a

 personnellement publié un article dans New Vision dans lequel il dénigrait

 les rwandais, les accusant d'avoir provoqué la guerre, d'être des traîtres