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Congo wealth illegal exploitation

Les pilleurs du Congo

République démocratique du Congo

L'Onu dévoile les mécanismes du pillage
AFP

La libre Belgique, en ligne le 21/10/2002
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Dans ce rapport transmis au Conseil de sécurité des Nations Unies, le panel cite 54 personnes, dont plus dune vingtaine de responsables militaires ou politiques du Rwanda, dOuganda, du Zimbabwe et de la RDC, considérés comme les dirigeants des réseaux exploitant les richesses de la RDC (matières premières, bois, nature).

EPA

Des Etats africains qui ont retiré leurs armées de la République démocratique du Congo (RDC) ont monté des réseaux pour continuer à piller les richesses naturelles de ce pays, selon un rapport publié lundi par un panel dexperts de lONU.

Dans ce rapport transmis au Conseil de sécurité des Nations Unies, le panel cite 54 personnes, dont plus dune vingtaine de responsables militaires ou politiques du Rwanda, dOuganda, du Zimbabwe et de la RDC, considérés comme les dirigeants des réseaux exploitant les richesses de la RDC (matières premières, bois, nature).

Le panel recommande limposition de sanctions contre ces responsables et des restrictions financières à légard de 29 entreprises - dont quatre basées en Belgique - qui participent à «ce vol de plusieurs milliards de dollars ».

Le Conseil de sécurité doit se réunir jeudi pour étudier le rapport.

Le texte décrit comment ces responsables et entreprises volent les richesses minières de la RDC pour les exporter vers lOccident, via une douzaine de pays africains comme le Nigeria et lAfrique du sud, avec les Emirats Arabes Unis comme principale plaque tournante du blanchiment dargent.

La guerre en RDC (ex-Zaire), qui a attiré les armées de 7 pays africains et fait 2,5 millions de morts, a diminué dintensité depuis la signature des accords de paix à Pretoria et Luanda cette année.

Mais des gangs et des groupes rebelles liés aux armées qui sont parties profitent des conflits à plus faible échelle et ne vont vraisemblablement pas se démanteler, affirme le rapport.

«Les réseaux maintiennent la façade des administrations rebelles dans les zones occupées » pour générer et ensuite voler des revenus publics, ajoute-t-il.

«Le pillage qui était auparavant conduit par les armées elles-mêmes a été remplacé par des systèmes organisés de vols, de fraudes fiscales, dextortion et de détournements de fonds publics », explique le rapport.

Dans les zones sous contrôle du gouvernement de la RDC, des responsables comme le ministre de la Sécurité nationale Mwenze Kongolo ont coopéré avec des responsables du Zimbabwe pour transférer au moins cinq milliards de dollars dactifs des compagnies minières nationales de RDC vers des sociétés privées ces trois dernières années, note le rapport.

«Le principal stratège de la filiale au Zimbabwe du réseau est le président du Parlement et ancien ministre de la Sécurité nationale Emmerson Dambudzo Mnangagwa », poursuit le panel dexperts.

Dans les zones contrôlées par les rebelles à lest de la RDC, des bataillons du Rwanda spécialisés dans lactivité minière sont restés après le retrait de larmée, ne portent plus duniforme mais continuent à mener leurs affaires «commerciales ».

Ces réseaux «maintiennent des liens commerciaux étroits avec les réseaux criminels transnationaux », comme celui de Victor Bout, un vendeur darmes né en Ukraine et propriétaire de la compagnie aérienne Okapi basée en Ouganda, souligne-t-on de même source.

Les autres personnes impliquées dans le pillage de la RDC sont notamment lhomme daffaires belge George Forrest et lentrepreneur John Bredenkamp, selon le rapport.

George Forrest a acquis un stock de 3.000 tonnes de germanium, un métal rare utilisé dans les fibres optiques et les satellites de télécommunications. Ce stock, obtenu à un prix très faible auprès de la compagnie étatique Gecamines, valait deux milliards de dollars, précise le rapport.

John Bredenkamp a payé 400.000 dollars au gouvernement de la RDC à travers sa société Tremalt pour le permis dexploiter plus de 2,7 millions de tonnes de cuivre et 325.000 tonnes de cobalt sur une période de 25 ans, ajoute-t-on en notant que ces concessions sont estimées à plus dun milliard de dollars.

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