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Rwanda Rugali
90 jours accordés à Kabila

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Col. J. Karemera, Gen. P. Kagame, Col. P. Karegeya
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Amb. J. Mutaboba, Pres. T. Mbeki, Pres J. Kabila in Pretoria, Nov. 1.

RDC-RWANDA: Report de 90 jours de la date limite pour appliquer l'accord de paix

NAIROBI, 4 novembre (IRIN) - Durant les pourparlers tenus le 1er novembre dans la capitale administrative sud-africaine, Pretoria, les présidents Joseph Kabila, de la République
démocratique du Congo (RDC), et Paul Kagame, du Rwanda, ont accepté de
s'accorder un délai de 90 jours supplémentaires pour appliquer l'accord de paix de Pretoria.

Par cet accord, signé le 30 juillet, le Rwanda s'engageait à retirer ses
troupes du territoire de la RDC, en échange de la démobilisation et du
rapatriement des anciennes forces armées rwandaises et milices Hutu
Interahamwe ayant cherché refuge en RDC après le génocide de 1994 au Rwanda.

Un communiqué émis par le Gouvernement rwandais annonce que ce temps supplémentaire permettra au Gouvernement de la RDC de remplir ses
engagements conformément aux termes de l'accord. M. Kagame y reconnaît que des progrès ont été enregistrés du côté de la RDC et que le Rwanda est satisfait "dans une large mesure", mais il souligne toutefois qu'un "certain nombre de choses doivent encore être faites".

Un cas très en vue, celui de Tharcisse Renzaho, a été traité, mais il existe "beaucoup d'autres cas semblables impliquant des gens encore plus en vue", déclare-t-il. "La RDC nous dit qu'ils sont en train de s'en occuper et nous attendons de voir les progrès", ajoute M. Kagame, toujours selon le communiqué.

Commentant cette période d'extension, le président sud-africain, Thabo Mbeki (qui présidait ces pourparlers), a soutenu que cela ne signifiait pas "que nous allons laisser traîner les choses, pour qu'elles nécessitent toute cette période de temps. Nous accordons (simplement) le temps nécessaire pour
que toutes les choses qui doivent être faites soient faites".

Les trois chefs d'État se sont entendus pour demander au Conseil de sécurité de l'ONU d'examiner le mandat de la Mission de l'ONU en RDC (la MONUC) pour rendre celle-ci "capable de participer plus activement au processus d'exécution (de l'accord)", a indiqué le Gouvernement rwandais.

M. Mbeki a ajouté, dans une déclaration, que les chefs d'État avaient accepté de se rencontrer à tous les 30 jours pour passer en revue les progrès réalisés et résoudre "tout obstacle éventuel qui pourrait surgir".

Dans un développement distinct, toutes les parties congolaises au conflit - groupes rebelles, Gouvernement, l'opposition non armée et la société civile - doivent produire et remettre à l'ONU au plus tard le 20 novembre (date limite qui leur est imposée) une proposition écrite énonçant les "grands
principes de la transition", a déclaré lundi à IRIN une porte-parole du ministère des Affaires étrangères de l'Afrique du Sud, Basetsana Thokoane.
Elle a précisé que les pourparlers officieux sur le partage du pouvoir, qui se tenaient la semaine dernière à Pretoria, se poursuivent toujours.

S'adressant aux journalistes, vendredi à Pretoria, après sa rencontre avec les présidents Kagame et Mbeki, le président Kabila a annoncé que la RDC aurait un Gouvernement de transition avant janvier 2003, a rapporté l'Agence
sud-africaine de nouvelles, Sapa.