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(...) Des brimades seraient infligées à la presse ;  comme la promotion de Madame SN, elles seraient dues, selon le rapport d'ICG, à la même peur et à la même dérive sécuritaire. Que l'Etat s'avise de sévir contre quelqu'un ou  de le  promouvoir au sein de la société civile, ce sera toujours pour fragiliser, contrôler, mettre au pas. Malveillance !   La mise en prison de l'ancien président Pasteur Bizimungu obéirait à la même logique. Il s'agirait d'autant de méthodes pour neutraliser un adversaire politique. Les experts de l'ICG font preuve à l'égard  des « opposants » rwandais en général, d'une bienveillante ingénuité qui les rend prompts à accepter, sans vérifier, le récit que chaque mécontent leur fait de ses malheurs.

Le cas Bizimungu.

   Arusha a limité de commun accord le partage du pouvoir entre un nombre déterminé de partis politiques ; de commun accord  leurs activités dans la population ont été gelées pendant la période de transition. Quelle raison d'être aurait  un parti  sans activité politique et sans contact avec des militants ? D'autre part, fallait-il accorder à Pasteur Bizimungu ex-président - un passe-droit qu'il refusait président -- à d'autres et à juste titre ? Encore moins, le Rwanda étant ce qu'il est et ayant été ce qu'il a été, fallait-il laisser créer un parti tel que lon sait ?

    Les experts dICG estiment que « le régime s'est montré incapable de faire face à la contradiction politique et a préféré se cacher derrière un recours à la justice » . Ce que les experts se refusent à admettre c'est que la  justice aussi, loin d'être un  refuge, est un moyen de réguler la vie en société, c'est que, dans  une société, à moins de vouloir se saborder,  il y a des choses qui ne supportent pas la contradiction.

    Dans une interview à Jeune Afrique lIntelligent ( n°2179 du 14-20 Oct.2002) , le président Kagame, interrogé sur le cas Bizimungu,  disait ceci : «  remettre en cause l'unité nationale et prêcher l'affrontement entre communautés est un crime. C'est ce type de comportement sectaire qui a mené tout droit au génocide de 1994 ». Les experts de l'ICG semblent s'en aviser si l'on comprend bien cette phrase, passablement sibylline, il est vrai : «  il semble qu'en privé plusieurs témoignent que le discours de l'ex-président insiste sur une mobilisation électorale ethnique ».

L'affaire est devant les tribunaux ; non pas tant parce que PB a fondé un parti (ce qu'il ne pouvait d'ailleurs pas faire), mais pour atteinte à la sécurité de l'Etat. On nous permettra de ne pas suivre plus loin les experts de l'ICG, sur un terrain réservé aux juges et à la justice qui suit son cours. (...)