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Le général major James Kabarebe
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Ex-chef d'état major congolais, chef d'état major rwandais

Congo : la résolution au prétexte

En août 1998, après l'échec cuisant de sa tentative de putsch contre feu Joseph pardon - Laurent Désiré Kabila, le Rwanda qui venait de se voir montrer la porte de sortie du Congo a occupé l'est du Congo officiellement pour pourchasser ses génocidaires interahamwe. Depuis, il n'a cessé de crier haut et fort que ces responsables du génocide anti-Tutsi de 1994 était la raison de sa présence militaire massive - 30 à 40 mille hommes selon la source - dans les profondeurs (littéralement) du Congo; très, très loin de ses frontières internationales. Si en septembre 1996, lors de la destruction brutale des camps de réfugiés Hutus rwandais, l'objectif était bien d'éloigner la menace des troupes de l'ancien régime de feu Habyarimana, moins de deux ans plus tard, en août 98, il s'agissait d'un tout autre problème. Kabila Ier  voulait être l'unique maître dans son nouveau domaine malgré l'immense dette contractée avec le régime de Kigali, son patron.

Kabila est mort, vive Kabila !

Quatre ans plus tard, son fils qui lui a succédé en 2001, après son assassinat, s'est engagé solennellement à traiter le prétexte des interahamwe et le Rwanda a entamé, en échange, le retrait de ses troupes d'occupation. La communauté internationale a finalement pris Kagame au mot interahamwe. "Si ce n'est que ça son problème, on va veiller à ce qu'il soit réglé pour qu'il n'ait plus de prétexte pour s'accrocher les armes (et une pelle) à la main au Congo", ont-ils du se dire.

Malheureusement, ces dernières années nous ont amplement démontré que la question congolaise était plus complexe que la description faite par le Rwanda et l'Ouganda, son seul allié sur le terrain mais à temps partiel : le Rwanda s'est battu victorieusement au moins deux fois contre l'Ouganda au milieu de la ville de Kisangani et son demi million d'habitants et les champs aurifères environnants. Dans les zones que Kigali occupe, ses affrontements avec des groupes de résistants congolais (dont les Tutsi Banyamulenge  du commandant Patrick Masunzu) sont plus fréquents que ceux qui l'opposent aux reliquats d'ex-FAR et interahamwe (-hamwe : co-assaillants : intera-).

Le Rwanda va se retirer de façon visible et vérifiable, il peut se retirer car il a pris le temps de mettre en place un chaos dont les Congolais auront du mal à se sortir et des succursales de sa machine de politico-guerrière. Celles-ci continueront à dépendre de Kigali pour leur survie et elles ne disparaîtront que si l'appui extérieur (armement, munitions, carburant, commerce extérieur, aéroplanes, transferts bancaires,... ) est retiré concomitamment.

Le Rwanda comme l'Ouganda ont « incubé » une flopée d'organisations "politico-militaires" qui se multiplient en se subdivisant à une vitesse spectaculaire. 

Si rien n'est fait pour "traiter" tous ces Mayi Mayi, MLC, RCD-Goma, RCD-ML, RCD-Bunia, RCD-Nyamwisi et autres bandes armées endogènes, nous ne serons pas plus avancés qu'avant le 30 juillet à Prétoria ou la semaine dernière à New York.

Le qualificatif interahamwe est très souple dans son usage et est appliqué largement dans l'espace et dans le temps, même aux non-Hutus du monde entier!

Placide Muhigana 19/09/02