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Dossier Pasteur Bizimungu

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Bizimungu ? Je n'ai rien à voir avec cela
 
Même question quant à votre prédécesseur, Pasteur Bizimungu,
emprisonné pour activité politique illégale, propos sectaires, atteinte à
la sûreté de l'Etat et corruption. Je ne peux répondre de manière
complète à ce jour. Il ne suffit pas d'afficher son ambition. Encore
faut-il remplir les conditions légales. Le concernant, j'ignore ce que
décidera la justice, et je n'ai bien sûr rien à voir avec cela. (L'Express)
 
 

L'ex-Commissaire du
pbizimungu2002.jpg
FPR, P. Bizimungu

Interview à l'Express

Procès Bizimungu :
Les accusations ont changé
Où est le sérieux ?
 
Le 10/02/03, l'ancien président de la République Pasteur Bizimungu et l'ancien ministre Charles Ntakirutinka ont de nouveau comparu à la Cour d'appel. Ils se sont tous deux pourvus en appel en raison de la décison
du Tribunal de Première Instance de continuer les poursuites en
mettant de côté le motif principal de leur détention provisoire, à savoir
 la création illégale d'un parti politique. Selon Bizimungu après l'enquête
 menée par la police judiciaire sur le parti PDR, , le parquet s'est rendu
compte que la création d'un parti n'était illégale... il a alors été décidé
 (par les accusateurs de Bizimungu) de changer l'acte d'ac-cusation. (Traduction RR, 15/02/03)

P. Bizimungu au frais

Gasana Ndoba aurait voulu évoquer
Le Cas Bizimungu
Dans son rapport annuel
 
Du moins c'est la version de la Concertation Chrétienne d'Afrique
Centrale qui cite "certaines sources". Bizimungu reste donc derrière les
barreaux et pas d'autres nouvelles de notre ex-Monsieur Droit de
l'Homme. RR, 08/02/03.

G. Ndoba et P. Bizimungu

__________________________

Qu'a dit Bizimungu

En avouant "mes crimes" comme les 40 000 "génoci-
pastbizimunan.gif
daires repentis" de janvier peut-être que je n'aurais plus que 3 mois de ré-éduc.

Kagame on Bizimungu

Bizimungu devant ses juges?
 
Selon le communiqué n°62/2002 du  Centre de Lutte contre l'Injustice au Rwanda de
Joseph Matata, un activiste des droits de l'homme,  (CLIIR, basé à Bruxelles) daté du 10
octobre 2002, l'ancien président Pasteur Bizimungu et l'ancien ministre Charles
Ntakirutinka devrait enfin comparaître aujourd'hui, près de 6 mois après leur arrestation
en avril.

Surprise: de nouvelles accusations!

Qui veut noyer son Bizimungu l'accuse de
projet de génocide

bizimungubbc.jpg

L'ex-Président de la République risque "tout simplement" la peine de
mort!

Il est accusé d'atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat, d'intelligence
avec les forces ennemies et de port illégal d'arme.
Au moment de son arrestation le 19 avril dernier la police aurait saisi
des documents de propagande et des tracts appelant la population à
la désobéissance civile. Il est aussi accusé d'avoir introduit sur le
territoire national et fait héberger chez un parent 70 combattants des
ex-Forces armées rwandaises (FAR)venus de la République
démocratique du Congo. Son camarade Charles Ntakirutinka est en
plus accusé d'avoir tenté de faire incendier la principale station
électrique de Kigali.

La liste du procureur est longue!
La morale: qui veut noyer son chien l'accuse de la rage, du
choléra et de la peste.

L'ancien Président Pasteur Bizimungu risque
la peine de mort
 
Kigali, Rwanda (PANA) -  L'ex-président rwandais, Pasteur Bizimungu,
et son coaccusé Charles Ntakirutinka, ancien ministre des Transports,
s'attendent désormais à comparaître pour être entendus sur le fond
des accusations portées contre eux, après le rejet, mardi, par la Cour
de cassation de leur recours de mise en liberté provisoire.
 
Selon le dossier d'accusation dont le correspondant de la PANA à Kigali
a pris connaissance, les deux prévenus encourent la peine capitale.
Ils sont notamment accusés d'atteinte à la sécurité intérieure de
l'Etat, d'intelligence avec les forces ennemies et, en plus pour Pasteur
Bizimungu, de port illégal d'arme.
 
MM. Bizimungu et Ntakirutinka avaient été arrêtés le 19 avril dernier à
Kigali après la perquisition par la police du domicile privé de l'ancien
chef de l'Etat rwandais. Les policiers avaient déclaré y avoir saisi des
documents de propagande et des tracts appelant la population à la
désobéissance civile.
Les deux accusés ont été écroués le lendemain à la prison centrale de
Kigali. Le 26 avril, ils ont comparu pour la première
fois devant la première chambre du tribunal de Kigali qui a confirmé
leur détention préventive.
Les deux anciens hommes d'Etat rwandais plaident non coupables et
rejettent en bloc toutes les accusations portées contre eux, et
entendent prouver leur innocence. 
 
L'accusation d'atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat se base sur le
fait que l'ancien numéro un rwandais a fondé et anime
clandestinement depuis mai 2001 un parti politique non légalisé, le
Parti pour la démocratie et le renouveau (PDR Ubuyanja).
 
Ce parti, selon les officiels à Kigali, est porteur d'une idéologie
ethniciste susceptible de replonger le pays dans les luttes ethniques
et les drames qu'il a connus avant 1994, en ce sens que ce parti
prône le partage du pouvoir sur la base ethnique.
 
A cela s'ajoute l'autre accusation selon laquelle l'ancien chef de l'Etat
aurait introduit sur le territoire national et fait
héberger chez un parent 70 combattants des ex-Forces armées
rwandaises (FAR) venus de la République démocratique du Congo.
Charles Ntakirutinka est, quant à lui, accusé de complicité avec
Pasteur Bizimungu et surtout d'avoir tenté de faire incendier la
principale station électrique de Kigali, apprend-on du dossier
d'accusation.
Pasteur Bizimungu, qui avait démissionné le 23 mars 2000 de son gré
de la présidence du Rwanda, avait été porté à la tête du pays le 19
juillet 1994, au lendemain de la victoire militaire du Front patriotique
rwandais (FPR).
Issu de la préfecture nord de Gisenyi, celle de l'ancien président
Juvénal Habyarimana, il fut un proche du régime de ce
dernier au sein duquel il occupa de hautes responsabilités comme
gestionnaire d'entreprise étatique.
En 1990, Bizimungu se brouilla avec le régime et gagna le maquis du
FPR. Longtemps présenté comme "la caution hutu" de ce mouvement
perçu comme essentiellement tutsi, il y joua un rôle de premier plan
jusqu'à la victoire militaire de 1994.
                      
                
                Kigali - 02/08/2002 (RR07/08/02)

Sic transit gloria mundi... au Rwanda

19 juillet 1994, Président Bizimungu
bizimungu3.jpg
19 juillet 2002, en prison depuis 3 mois

Bizimungu ou la conscience après le pouvoir

La collaboration entre Hutus et Tutsis au sein du FPR n'avait, selon lui, "jamais été franche et loyale, mais toujours un masque pour cacher la dictature du petit groupe d'inconditionnels autour de Kagamé (sic)". Rétrospectivement, il affirmait avoir vécu "encadré par des fidèles de Kagamé", en "potiche" consentante, "Hutu de service" si peu au fait des affaires de l'Etat qu'il aurait ignoré jusqu'au déclenchement de la guerre menée par "ses" propres troupes au Congo-Kinshasa, pendant l'été 1998.

pbizimungu.jpg
L'ex-Président Pasteur Bizimungu

LE MONDE | 20.05.02 | 15h22 

L'ancien président rwandais Pasteur Bizimungu est en prison


Il avait été l'allié de Paul Kagamé. Il est devenu le dissident du régime de Kigali

Nairobi
de notre correspondant


Au lendemain du génocide de 1994, il était l'icône de la réconciliation entre Hutus et Tutsis au Rwanda. Hutu, marié à une Tutsie, Pasteur Bizimungu avait rejoint en 1990 le Front patriotique rwandais (FPR), dirigé par des exilés tutsis, avant d'être nommé président de la République lors de la prise du pouvoir par ce mouvement, en juillet 1994.

 

Mais, après six années d'exercice d'une magistrature plus honorifique que réelle, le symbole s'est brouillé. Pasteur Bizimungu a été "démissionné", en mars 2000, et remplacé par le véritable homme fort du Rwanda, Paul Kagamé. Auparavant, dans un discours à la radio nationale, il avait dénoncé le fait que "tous les segments de la population ne participent pas à l'exercice du pouvoir", une périphrase limpide, au Rwanda, pour désigner l'exclusion des Hutus.

 

Ce n'était alors qu'une première échappée contestataire, qui devait bientôt être poussée plus avant. Le 1er juin 2001, l'ex-président réunissait chez lui l'assemblée constitutive d'un nouveau parti politique, le premier à voir le jour dans le pays depuis le génocide. Le parti fut aussitôt interdit, et son instigateur commença alors à subir des vexations, voire, selon lui, à faire l'objet de menaces.

 

PRIVÉ DE PASSEPORT

 

Pasteur Bizimungu a finalement été arrêté le 19 avril dernier. Au cours d'une perquisition à son domicile, la police a déclaré avoir saisi des documents appelant "à la désobéissance civile, à la division et à la haine ethnique". Accusations graves dans un pays toujours traumatisé par le génocide de 1994. Incarcéré à la prison de Kigali, il risque dix ans de prison. La cour d'appel devait se prononcer sur son maintien en détention ce mardi 21 mai.

 

De la présidence à la prison, la trajectoire de Pasteur Bizimungu est celle de sa (més-)alliance avec le FPR. Sa démission n'avait entraîné qu'une disgrâce sans conséquences sérieuses. En revanche, sa tentative de lancer le Parti démocratique pour le renouveau (PDR), appelé Ubuyanja ("Renouveau" en kinyarwanda), a enclenché un cycle de mesures punitives. Il a été obligé de quitter sa résidence officielle et de restituer sa voiture de fonction. Il est devenu un "dissident", personnage unique de contestataire, dans un pays où tous les opposants ont dû partir en exil. Il a été privé de passeport, vivant sous un régime de résidence surveillée qui ne disait pas son nom, et dont les conditions s'étaient durcies au cours des derniers mois.

 

Au cours de ses six années à la tête de l'Etat, l'ex-président avait été l'un des défenseurs les plus zélés d'un régime auquel il s'attaque aujourd'hui. Pasteur Bizimungu s'opposait alors formellement à la création de nouveaux partis, susceptibles, selon lui, de mettre en danger "l'unité" du pays. Un argument qui lui est à présent renvoyé par ses anciens alliés du gouvernement.

 

Avant d'être arrêté, il s'était expliqué au Monde sur ce revirement. La collaboration entre Hutus et Tutsis au sein du FPR n'avait, selon lui, "jamais été franche et loyale, mais toujours un masque pour cacher la dictature du petit groupe d'inconditionnels autour de Kagamé". Rétrospectivement, il affirmait avoir vécu "encadré par des fidèles de Kagamé", en "potiche" consentante, "Hutu de service" si peu au fait des affaires de l'Etat qu'il aurait ignoré jusqu'au déclenchement de la guerre menée par "ses" propres troupes au Congo-Kinshasa, pendant l'été 1998.

 

En définitive, il n'aurait ouvert les yeux et décidé de rompre avec le FPR qu'en 1997, après l'adoption d'une "loi sur le contrôle du gouvernement" instaurant, selon lui, "la terreur" au sein de l'exécutif.

 

Jean-Philippe Rémy avec Stephen Smith à Paris

 

ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 21.05.02

 

 

Pasteur Bizimungu: de la "réconcilation" à la prison

KIGALI 22/05 (AFP) = L'ancien président rwandais Pasteur Bizimungu incarnait au lendemain du génocide de 1994, avec Paul Kagame à ses côtés, la politique de réconciliation nationale prônée par le Front patriotique rwandais (FPR), aujourd'hui au pouvoir à Kigali.

Il est aujourd'hui derrière les barreaux pour notamment "atteinte à la sûreté de l'Etat". La Cour d'appel de Kigali a rejeté mercredi sa demande de remise en liberté.

Hutu et francophone, M. Bizimungu formait avec son vice-président et ministre de la Défense Paul Kagame, tutsi et anglophone, un duo symbolisant les retrouvailles des Hutus et Tutsis, sous la bannière d'un "Rwanda nouveau".

Il a été l'un des premiers Hutus à avoir rejoint la rébellion à majorité tutsie du FPR, créée en 1987 en Ouganda.

Désigné par le mouvement rebelle comme président de la République rwandaise le 19 juillet 1994, après le génocide qui a fait, selon le gouvernement rwandais, un million de morts, M. Bizimungu est resté à ce poste pendant plus de cinq ans.

M. Bizimungu est né en 1950 dans la préfecture de Gisenyi
(nord-ouest) et a terminé ses études secondaires au petit séminaire de Nyundo, avant d'obtenir son baccalauréat en lettres à Butare (sud) en 1973.

Nommé rédacteur en chef de l'ORINFOR (office rwandais
d'information, public) en 1973, il entame ensuite des études en France où il est diplômé en économie, en sciences politiques et en sociologie.

Il occupe ensuite diverses fonctions, dont celle de directeur d'Electrogaz, la compagnie rwandaise de distribution d'électricité, d'eau et de gaz, entre 1989 et 1990.

Considéré dans les années 1980 comme un proche de l'ancien
président hutu Juvénal Habyarimana, dont l'assassinat a déclenché le génocide de 1994, il rallie le FPR en août 1990, avant même le lancement de l'offensive militaire rebelle sur le Rwanda, en octobre 1990.

Avec quelques Hutus, le futur président participe dès lors au front, ouvert le 1er octobre 1990 dans le nord du Rwanda à partir de l'Ouganda.

Commissaire à l'information de la rébellion, il accède au devant de la scène politique au moment de la négociation des accords de paix d'Arusha entre 1992 et 1994 où il dirige la délégation du FPR avec Patrick Mazimpaka, ancien ministre à la Présidence.

M. Bizimungu a été le troisième président du Rwanda indépendant après Grégoire Kayibanda et Juvénal Habyarimana.

Il démissionne de ses fonctions en mars 2000 et est remplacé par Paul Kagame.

Trois mois plus tard, M. Bizimungu est placé en résidence
surveillée et privé de ses privilèges d'ancien président, pour avoir "violé" la législation sur les partis politiques en annonçant la création d'un parti accusé par le gouvernement rwandais de prôner la haine ethnique./.DSE
./.
221844 MAY 02

Justice: Ubutabera